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Vies Parallèles

Peintres et musiciens

 ALTDORFER ET FRIEDRICH

À plusieurs siècles de distance, entre le peintre et graveur allemand de la Renaissance, Albrecht Altdorfer, et le sublime peintre romantique, lui aussi allemand,Caspar David Friedrich, il est aisé de voir bien des analogies dans la façon de rendre les lumières des paysages, les atmosphères mystérieuses et crépusculaires ou les brumes émanant des sombres forêts, le tout avec un sentiment religieux puissant et une interrogation constante sur la mort et l'au-delà.

LE LORRAIN ET WILLIAM TURNER

Le premier fut un grand maître français du paysage de l'époque classique, le second, en pleine période romantique, annonce  déjà la prédominance de la lumière et de la couleur sur la forme qui définira la  peinture impressionniste de la fin du XIXème siècle. Mais, regardez bien les oeuvres de Claude Gellée, dit le Lorrain et celles de William Turner : presque toutes les compositions sont orientées vers le soleil couchant ou vers des effets de ciels remarquables... les silhouettes humaines, celles des fines architectures ou des voiliers s'estompent. Il s'agit véritablement d'une quête de la lumière et une recherche de l'éblouissement solaire.

LE GRECO ET PICASSO 

Le Greco, Picasso,même hardiesse des couleurs ,même liberté des pinceaux pour allonger les formes ou les rendre massives, corps graciles ou musculeux, visages baissés, yeux clos ou tournés vers l'intériorité, balancement sincère entre l'esprit et la matière. S'agit-il pour l'artiste de dégager la part spirituelle de la chair ?


 VELASQUEZ ET GOYA
                                 

                La pensée de Goya venait à mon esprit depuis quelque temps ; j'avais acheté un livre sur son oeuvre au début de l'été, premier geste vers la connaisssance puis la reconnaissance. : et lui, qui a-t-il été ? En me concentrant, je pensais qu'il avait dû déjà être un peintre espagnol. Un autre jour, j'expliquerai pour quelles raisons  on se réincarne souvent dans le même pays. Ce sera l'objet d'une page de philosophie nouvelle. Toutefois, je n'allais pas plus loin, ne connaissant pas très bien la peinture espagnole. Je laissais cette question en suspens, me disant, ce qui doit arriver au niveau de la connaissance, comme au niveau des expériences, arrive.

            Et voilà que , un jour de novembre 2010, alors que j'attendais un ami, je pris, en me posant encore cette question, l'excellente Histoire de l'Art de E.H.Gombrich. Le livre s'ouvrit exactement sur un portrait peint par Velazquez, et aussitôt je fis le rapprochement avec Goya, sans une hésitation, sans un doute.  Cela s'est passé instantanément, de la même façon qu'en 2007 lorsque j'ai compris qui avait été Aïvanhov, juste en ouvrant un livre à la bonne page...


  DÜRER ET VAN GOGH

    Nous étudiions la Renaissance, et dans ce cadre, un  jour d’automne 2007 deux élèves volontaires présentaient avec finesse un exposé sur Albrecht Dürer. Dans la salle bien équipée, sur grand écran étaient projetées des œuvres du peintre dont certaines que je ne connaissais pas, comme l’autoportrait au chardon et celui à la fourrure, n’ayant dans ma bibliothèque personnelle qu’un ouvrage sur ses aquarelles et dessins ; pourtant, pendant longtemps, j’avais placé ce livre dans ma chambre même, tourné vers moi.

            Tandis que j’écoutais avec une certaine attention détachée ces deux jeunes gens, tout en veillant aussi sur les autres assis autour, devant ce dernier autoportrait à l’attitude christique, face à ce visage, à ce regard transperçant les siècles, je sentis comme la présence de cet être me disant d’esprit à esprit qu’il avait été Van Gogh

LEONARD DE VINCI ET MIKHAEL AIVANHOV
                                                                            

            Par la puissance de l’esprit, Omraam Mikhaël Aïvanhov au réveil m’apprit quel fut son génie sous le nom de Vinci. Et les portraits concordent ainsi que la sagesse omnisciente car voguant  sur l’autre plan du monde que la lumière inonde.

          Ô peintre exquis qui parvint à figurer des visages et des corps témoins de l’au-delà, des regards intérieurs, des sourires pleins de grâce et des gestes aériens qui indiquent la voie. Ton art  nous révèle la richesse du ciel, sa bonté lumineuse qui rendra l’âme heureuse.

           Ô philosophe docte qui des âmes conta les cycles et les voyages, Platon aimé des dieux qui parla par leurs vœux. En cherchant ton visage à travers les âges, dans la dernière Cène, je vois le beau profil du deuxième personnage en partant de la gauche, tourné vers le Seigneur, vêtu des mêmes couleurs seulement atténuées, le rouge de l’amour, le bleu de vérité.           

  CHOPIN ET JEAN-MICHEL JARRE

Deux musiciens à l'avant-garde de leur époque, l'un pour la musique romantique, l'autre pour la musique électronique. Vous remarquerez qu'ils n'ont composé que des musiques instrumentales, et pas de parties vocales. Bien sûr leur styles musicaux sont très différents et en ce qui me concerne j'apprécie particulièrement Chopin, néanmoins tous deux ont réussi à surprendre, à s'imposer et à devenir très célèbres de leur vivant, ayant ce talent de pressentir l'esprit d'une époque. Quant à la ressemblance des visages, je vous laisse observer et juger.

 

 

 Recherches, textes et  compositions iconographiques de Sophie Desestoiles

Ceci n'est qu'un aperçu des recherches plus amples développées dans le livre

ET SI PLATON AVAIT RAISON


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