Album photo

Charles d'Orléans

Victor Hugo

Le général Desaix

Gonzague Saint Bris

Arthur Rimbaud

Jean-Louis Murat

Manuscrit des Illuminations

page manuscrite de 1451 , long poème en vers libres de Jean-Louis Murat

Picasso, détail

Le Greco, détail

Le Greco, détail

Picasso, détail

Le Greco, détail

Picasso, détail

Le Greco, détail

Picasso, période bleue

Le Greco, détail

Picasso, détail

Vélasquez, autoportrait, détail

Goya, autoportrait

Vélasquez, le Pape Innocent X, détail

Goya, portrait du roi Ferdinand VII

Vélasquez, l'Infante d'Espagne

Goya, l'Infant Franscico de Paula Antonio

Vélasquez, l'Infant Baltasar Carlos

Goya, l'Infant d'Espagne

Vélasquez, la Vierge imposant la chasuble, détail

Goya, Lo tres de Mayo, détail

Dürer, autoportrait

Van Gogh, autoportrait à l'oreille coupée

Dürer, autoportrait

Van Gogh, autoportrait

Dürer,, aquarelle, détail

Van Gogh, dessin fait enfant

Dürer, détail

Van Gogh, les Iris

Dürer,Mélancholia

Van Gogh, Sorrow

Vinci, autoportrait ?

Aïvanhov

Vies Parallèles


HUGO

Depuis l'enfance, Victor Hugo est présent dans mes pensées, de même qu'Arthur Rimbaud. Maintenant, je connais la raison de ces affinités.Hugo a certainement déjà été poète avant. Il est essentiellement poète. Par l'intuition fine et exacte, je pense qu'il a été Charles d'Orléans, prisonnier pendant la guerre de Cent Ans, au quinzième siècle. Le moyen âge a fasciné Victor Hugo, il a dessiné de nombreuses ruines de châteaux et de tours, il a écrit Notre-Dame de Paris, plusieurs de ses principaux personnages sont des prisonniers, Jean Valjean, le bagnard, Quasimodo enfermé dans la cathédrale, prisonnier de son pauvre corps et de son faible esprit, Gwynplaine, prisonnier en Angleterre.Il y a chez Hugo ce motif récurrent de la captivité et de l'enfermement. Charles d'Orléans est resté quelque vingt-cinq ans dans les geôles anglaises, et Hugo a passé dix-neuf ans en exil dans les îles anglo-normandes... Charles d'Orléans, petit-fils de Charles V, est aussi le père de Louis XII, roi de France. Victor Hugo, d'abord royaliste, a habité Place Royale, actuelle place des Vosges, et a décoré sa maison avec des ornements gothiques et des armoiries anciennes. Tous deux sont des pacifistes et des âmes très croyantes .




DESAIX

            Voici un extrait d'une biographie de Gonzague Saint Bris sur son illustre aïeul.

                                                                                             

            « Nous nous serions toujours entendus, dicte Napoléon à Sainte-Hélène, par conformité d’éducation et de principes ; Desaix se serait contenté du second rôle et il aurait été fidèle. »

 

Tel est l’avis de l’empereur qui, une fois n’est pas coutume, fait de  « l’histoire- fiction ». Oserions-nous lui emboîter le pas ? Oui, car il est difficile de résister à l’idée de ce qu’aurait pu devenir Desaix, si une balle perdue n’avait interrompu, à trente-deux ans, le cours d’une existence déjà bien remplie. Imaginons-le le soir de Marengo, fêtant la victoire aux côtés de Bonaparte et disant que l’avenir leur appartient désormais ; imaginons-le en ce mois de janvier 1801 acceptant des Autrichiens l’armistice de Trévise puis, au mois de février et mars, conduisant les préliminaires de paix de Lunéville et Florence.

 

            Nul doute qu’avec la création de la Légion d’honneur (mai 1802) puis de la noblesse impériale (1er mars 1808) Desaix n’eût été servi le premier. Prince du Nil (mais le titre est déjà porté en Angleterre par Nelson) ou prince d’Égypte ? Duc de Philae ou duc de Marengo, quelle victoire aurait-on choisie dans le trésor des conquêtes révolutionnaires et impériales pour l’ami de Napoléon ? Avec l’établissement d’une cour à la rigueur toute militaire, à coup sûr, il serait devenu grand connétable et, sur le tableau de David, on le contemplerait aujourd’hui, en uniforme broché d’or, au premier rang des maréchaux de France, tout juste avec ce petit air absent qui frappait tant ses contemporains,l’air de ces hommes comme Flaubert qui – selon Maxime du Camp-« ne regardent jamais rien et se souviennent de tout » ou, comme Napoléon, « toujours seul au milieu des hommes, rêvant avec lui-même et se livrant à toute la vivacité de sa mélancolie »

 

… « Desaix était dévoué, furieux, tourmenté, par la passion de la gloire, a dit encore Napoléon. Sa mort fut une de mes calamités. Il était habile, vigilant, plein d’audace. Il comptait la fatigue pour rien ; la mort pour rien encore ; il fût allé vaincre au bout du monde, ce brave Desaix. »

 

Rêveries, rêveries qu’on voudra peut-être pardonner au petit garçon qui, dans sa chambre du Clos Lucé, le soir avant de s’endormir, dévisageait longuement le portrait de cet éternel jeune homme qui était son arrière- arrière- arrière- grand- oncle. Un éternel romantique qui, loin de son Auvergne natale, avait conquis Philae, sur les pas de Jules César, à l’imperceptible frontière d’une Égypte mystérieuse et d’une Afrique irréelle. Il faudra plusieurs années et plusieurs livres pour que l’enfant, devenu homme, apprenne à se « libérer » de ses souvenirs et se penche sur le destin si mal connu de cet ancêtre purifié par l’Histoire, parce que mort au crépuscule, à peine, de sa jeunesse, Desaix dont pas un seul de ses contemporains n’a jamais dit de mal." 

  

                                   Gonzague Saint Bris, Desaix, le sultan de Bonaparte. Edition Perrin, 1995

 

RIMBAUD

Les visages d'Arthur Rimbaud et de Jean-Louis Murat parlent d'eux-mêmes. Pour les analyses, voyez la partie " les Yeux d'Arthur Rimbaud " et celle sur mes Réflexions sur l'Histoire


PICASSO

Le Greco, Picasso, hardiesse des couleurs , liberté des pinceaux pour allonger les formes ou les rendre massives, corps graciles ou musculeux, visages baissés, yeux clos ou tournés vers l'intériorité, balancement sincère entre l'esprit et la matière. S'agit-il pour l'artiste de dégager la part spirituelle de la chair ?



GOYA
                                                  

                La pensée de Goya venait à mon esprit depuis quelque temps ; j'avais acheté un livre sur son oeuvre au début de l'été, premier geste vers la connaisssance puis la reconnaissance. : et lui, qui a-t-il été ? En me concentrant, je pensais qu'il avait dû déjà être un peintre espagnol. Un autre jour, j'expliquerai pour quelles raisons  on se réincarne souvent dans le même pays. Ce sera l'objet d'une page de philosophie nouvelle. Toutefois, je n'allais pas plus loin, ne connaissant pas très bien la peinture espagnole. Je laissais cette question en suspens, me disant, ce qui doit arriver au niveau de la connaissance, comme au niveau des expériences, arrive.

 

            Et voilà que , un jour de novembre 2010, alors que j'attendais un ami, je pris, en me posant encore cette question, l'excellente Histoire de l'Art de E.H.Gombrich. Le livre s'ouvrit exactement sur un portrait peint par Velazquez, et aussitôt je fis le rapprochement avec Goya, sans une hésitation, sans un doute.  Cela s'est passé instantanément, de la même façon qu'en 2007 lorsque j'ai compris qui avait été Aïvanhov, juste en ouvrant un livre à la bonne page...

 

           

  DÜRER


            Nous étudiions la Renaissance, et dans ce cadre, un  jour d’automne 2007 deux élèves volontaires présentaient avec finesse un exposé sur Albrecht Dürer.

            Dans la salle bien équipée, sur grand écran étaient projetées des œuvres du peintre dont certaines que je ne connaissais pas, comme l’autoportrait au chardon et celui à la fourrure, n’ayant dans ma bibliothèque personnelle qu’un ouvrage sur ses aquarelles et dessins ; pourtant, pendant longtemps, j’avais placé ce livre dans ma chambre même, tourné vers moi.

            Tandis que j’écoutais avec une certaine attention détachée ces deux jeunes gens, tout en veillant aussi sur les autres assis autour, devant ce dernier autoportrait à l’attitude christique, face à ce visage, à ce regard transperçant les siècles, je sentis comme la présence de cet être me disant d’esprit à esprit qu’il avait été Van Gogh.

          

LEONARD

                                                                                                        

            Par la puissance de l’esprit, Aïvanhov au réveil m’apprit quel fut son génie sous le nom de Vinci. Et les portraits concordent ainsi que la sagesse omnisciente car voguant  sur l’autre plan du monde que la lumière inonde.

            Ô peintre exquis qui parvint à figurer des visages et des corps témoins de l’au-delà, des regards intérieurs, des sourires pleins de grâce et des gestes aériens qui indiquent la voie. Ton art  nous révèle la richesse du ciel, sa bonté lumineuse qui rendra l’âme heureuse.

            Ô philosophe docte qui des âmes conta les cycles et les voyages, Platon aimé des dieux qui parla par leurs vœux. En cherchant ton visage à travers les âges, dans la dernière Cène, je vois le beau profil du deuxième personnage en partant de la gauche, tourné vers le Seigneur, vêtu des mêmes couleurs seulement atténuées, le rouge de l’amour, le bleu de vérité.

            

 Recherches, textes et  compositions iconographiques de Sophie Desestoiles

Ceci n'est qu'un aperçu des recherches plus amples développées dans le livre

ET SI PLATON AVAIT RAISON


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